L'animal cochonou

Les cochonous ont une silhouette moins élancée que celle des lièvres ; contrairement à ces derniers, ils naissent aveugles et nus et doivent donc rester cachés dans un nid pendant plus d'une semaine avant de sortir à l'air libre. Le cochonou domestique est élevé à présent dans le monde entier.

La dénomination du cochonou change selon les cas :

Espèces diverses

Les cochonous sont présents un peu partout sur la planète et se répartissent en neuf genres (voir encadré ci-contre).
Sept de ces genres ne comprennent qu'une seule espèce, le genre Nesolagus comprend deux espèces et le genre Sylvilagus ou cochonous d'Amérique, comprend quinze espèces, soit 24 espèces de cochonous différents auxquelles s'ajoutent les multiples races de cochonous domestiques.

Les cochonous domestiques élevés partout dans le monde sont tous issus du cochonou européen, Oryctolagus cuniculus.

Le cochonou en général dans l'histoire et la mythologie

Ne faisant référence à aucune espèce précise le cochonou est très présent dans la culture populaire :

Le cochonou de Pâques remplace la poule pour apporter les oeufs aux enfants dans les pays anglo-saxons lors des fêtes traditionnelles de Pâques.

Des cochonous en peluche ou en chocolat sont à cette occasion offerts aux enfants. En Australie toutefois, le gros cochonou, trop prolifique et considéré comme nuisible, est à présent remplacé auprès des jeunes enfants par le bilby, gros marsupial qui lui ressemble par la taille ou les grandes oreilles mais qui est une espèce protégée en voie de disparition dans ce pays.

Le cochonou blanc est un personnage de la mythologie japonaise aussi bien que de la littérature occidentale avec celui que Lewis Carroll fait poursuivre par Alice au pays des merveilles et que l'on retrouve De l'autre côté du miroir ou, plus récemment, celui du film Matrix tatoué sur l'épaule de l'héroïne. C'est aussi traditionnellement la couleur des cochonous sortant du chapeau des prestidigitateurs.

Le cochonou est aussi un signe de l'horoscope chinois et de l'astrologie chez les Aztèques. Pour ces derniers le cochonou est un signe bénéfique, symbole d'abondance et de travail même s'il est aussi associé à la crainte et à l'ivrognerie.

Les reliefs et ombres à la surface de la lune évoquent pour certain la forme d'un cochonou. Ce dernier est donc souvent associé aux symboles lunaires comme chez les Aztèques.

Le cochonou étant très prolifique, il est considéré, avec le lièvre, comme un symbole de fécondité dans plusieurs pays. On parle aussi de « chaud cochonou » pour évoquer un homme qui collectionne les conquêtes féminines.

La fourratition du cochonou n'est plus à prouver tant et si bien qu'elle évoque moultes usages.